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GERHARD GRUBER
compositeur de musique de film,
film muet et théâtre

Gerhard Gruber






Gerhard Gruber est compositeur et pianiste autrichien. Il accompagne les films muets depuis 1988 et compte parmi les plus grands dans ce métier.

Il a accompagné environ 400 films muets de différents genres (Viennale 1999-2004, Tokyo 2006, Cineconcerts Bordeaux 2005, Diagonale).

Depuis 1983 il est engagé au théâtre comme musicien et compositeur.
Musique pour les films muets
Foto: Robert Hatheier

GERHARD GRUBER travaille comme compagnon de film muet sur le piano depuis 1988. Dans les nombreuses représentations, il a joué environ 380 films différents de tous les genres (cf. la liste en bas).

C’est l’improvisation qu’il apprécie le plus comme étant son accès spécial au film muet et qu’il considère être le moyen le plus approprié pour un dialogue direct et toujours nouveau entre les évènements sur l’écran, la musique et le public. Chaque représentation est unique en son genre. Gerhard Gruber aime être séduit par les films et transmettre ces sentiments à son public.

Citation: „Le sentiment que l’on éprouve au beau milieu d’un événement de film, d’en faire partie, est incroyable et cela n’a pas changé jusqu’à aujourd’hui. En même temps c’est un garant pour la vivacité des soirées du film muet. Ce n’est jamais le film seul, c’est toujours la triade film – musique – public. C’est la raison pour la quelle chaque soirée est une aventure unique. »
Sur la musique de film muet de Gerhard Gruber:

(De Alexander Horwath, directeur du Musée autrichien du film, Vienne)

Qu’est-ce que c’est la musique de film muet ? Et pourquoi devrait-on aujourd’hui en composer, 70 ans après la dernière représentation de film muet authentique et quotidienne ? Il y a de nombreuses réponses à cette question dans la vie culturelle contemporaine, de l’orchestre de symphonie (donc culture développée) en passant par la facétieuse musique de contraste (donc culture de l’ironie) jusqu’au score électronique (donc l’interprétation contemporaine). En vérité ces réponses n’ont pas beaucoup de liens avec le médium qu’elles cherchent à reconstruire, qu’elles souhaitent à ressusciter. Certes, de nos jours tout peut être combiné mais est-ce que ce « double tout possible » a aussi un sens ?

L’accompagnement musical des films muets a aujourd’hui seulement un sens s’il laisse résonner la franchise et l’indétermination fondamentales qui se retrouvent dans chaque reconstruction raisonnable d’une pratique passée. Et surtout : si la musique n’enterre pas le médium dont il s’agit – le film muet – sous son propre poids (à savoir sa propre importance, son volume ou aussi sa clarté). Au contraire, si on laisse ces fragiles dimensions du film muet s’épanouir, celles qui au cours de l’histoire et des perceptions qui ont évolué, ont été souvent ensevelies. Cette idée idéale ne pourra jamais être réalisé dans chaque genre et dans toutes les œuvres du film muet (dans ce cas il vaut mieux laisser tomber la musique et montrer l’approche la mieux appropriée : le film muet justement sans son). Et là où cela est possible par rapport au film, il faut absolument un véritable partenaire musical du film.

Le compositeur et musicien (improvisateur) autrichien, Gerhard Gruber, est un des très peu représentant de ce métier qui suffit à ce défi, apparemment modeste mais en vérité extrêmement exigeant. Il est le partenaire par excellence. Le fait particulier qu’une partie de la musique d’un film muet soit « morte » (c'est-à-dire vieille et enregistrée sur celluloïd) et l’autre partie « vivante » (donc présente et capable d’agir) exige paradoxalement un musicien qui ne se contente justement pas de ce fait (donc de son propre avantage) mais quelqu’un qui voudrait que la partie « morte » soit aussi vivante que lui-même.

Sa façon d’être modeste est en même temps la grandeur de Gerhard Gruber ; car en tant que musicien créatif et plein d’idées il faut de la grandeur pour se soumettre à un « texte inconnu ». Cela est comparable à la relation entre un grand régisseur (film) et un grand acteur (musicien). Une telle approche va naturellement loin au-delà de la « servilité » : Il ne s’agit pas de faire seulement son travail de routine (comme de nombreux d’autres musiciens de film muet qui garnissent à chaque fois n’importe quel film avec leur pianotage nostalgique et enfantin). Il s’agit de commencer un entretient productif – au-delà des mots. Comme le grand acteur qui de manière subtile, non verbale et très agile, fait continuellement des offres à son régisseur et de cette façon met à nu de plus en plus les couches du concept de régie. C’est ainsi que l’on peut décrire l’approche de Gerhard Gruber à chaque film – n’importe s’il s’agit d’une comédie slapstick, d’une épopée historique, d’un mélodrame, d’un petit théâtre psychologique ou d’un film d’aventure.

L’arrière-plan biographique de Gerhard Gruber en tant que musicien de jazz et en même temps improvisateur dans un jeu commun, est d’importance primordiale concernant ces différentes qualités. Il exige une riche gamme et en même temps la capacité de réagir rapidement et de manière non triviale pour aborder un film à multiples facettes de façon tout aussi multiple. La conception que Gruber a de la musique de film muet n’est pas une revalorisation du film ni rendre supportable un artefact démodé, non plus une coquetterie ni une simplification de l’œuvre existante. Elle est constamment une proposition de partenaires ; dans un partenariat qui ne sera jamais ennuyant. Une « relation ouverte » y compris une confiance profonde.


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"Kurutta Ippeiji - A page of madness"
"Une page folle"
Motovun Film Festival 2007












Une rare occasion en Europe: Le conteur de film muet japonais, Ichiro Kataoka et le pianiste autrichien Gerhard Gruber au festival cinématographique dans Motovun le 24 juillet 2007
Ichiro Kataoka - benshi
Gerhard Gruber - piano
KURUTTA IPPEIJI - A Page Of Madness
Gerhard Gruber jouait à Tokyo, JP


Gerhard Gruber est parti pour son premier voyage au Japon afin d’animer les légendaires chef-d’œuvres du film muet, « Cafe Electric » et « Moon of Israel » en coopération avec Midori Sawato, la « benshi » qui représente le Japon ! Une merveilleuse collaboration entre deux artistes incroyables! (Matsuda film productions, Tokyo)


18.April, 19Uhr ForeignCorrespondents'Club
of Japan - "Cafe Electric"

20.April, 19Uhr Azabu Kumin Centre - "Cafe Electric"

22.April, 13Uhr Setagaya Art Museum - "Die Sklavenkönigin/ Moon of Israel" & "Cafe Electric"




Tokyo - Voix des visiteurs:

The audience was dumb struck by Gruber's dynamic and delicate performance of his magic piano which blended so perfectly with Sawato's masterful benshi-narration. Six film critics and editors have stayed after the presentation to chat with G.Gruber and Midori Sawato. They unanimously praised the duo's high quality performance and the sponsorship of the Austrian embassy for this unique cultural project.

We didn't know what was silent film nor benshi until yesterday.
The story was interesting but because of Mr.Gruber's piano and
Ms. Sawato's narration, we experienced feelings beyond conventional films. We were flabbergasted. Thank you indeed.
Wish such presentation would be shown more to the younger generations.

Special Film Premiere at FCCJ. The chemistry of Sawato-san's seasoned, impersonated narration and Mr. Gruber's improvised piano accompaniment was just superb!!




Repertoire de films muets

Gerhard Gruber a joué pour des films muets comme

Metropolis, Die freudlose Gasse, Das Cabinet des Dr. Caligari, Alraune, Die Nibelungen, Moon of Israel, Sodom and Gomorrha, Der junge Medardus, Pandoras Box, Cafe Electric, Die Stadt ohne Juden, Faust, Die Puppe, The Marriage Circle, Die Austernprinzessin, Merry-go-round, The Crowd Hexen, Oktober, Panzerkreuzer Potemkin, Semlja, Die Generallinie Nosferatu, Die Spinnen, Nanook of the North, Das Alte und das Neue, Der Golem, Miss Mend, Japanische Maedchen am Hafen, Lonesome, Broadway, The Last Performance, Thomas Graals bester Film, Champagner, Der Mann mit der Kamera, Die Filmprimadonna, Manon Lescaut, Sturm ueber Asien,Le Brasier ardent, Le Lion des Moguls, La Maison de Mystere, Nana, Maldone

Buster Keaton:
The General Our Hospitality The Navigator The Cameraman
Seven Chances The Pale Face One Week
College Go West

Stan Laurel & Oliver Hardy:
The Lucky Dog Liberty Why Girls Love Sailers
Love them and Weep With Love and Hisses Sailors, Beware
Do Detectives Think? Flying Elephants The Second Hundred Years
Their Purple Moment The Finishing Touch

Harold Lloyd:
Safety Last! Speedy The Freshman
Girl Shy The Kid Brother For Heaven´s Sake
Number, please Haunted Spooks

Charlie Chaplin:
The Rink Work A Night Out
The Pawnshop The Pilgrim The Kid
The Vagabond A Dog´s Life The Champion
The Tramp The Fireman Police





Stan Laurel & Oliver Hardy
Musique pour les films
„Der Wiener Prater im Film" et „Die Stadt ohne Juden"

Gerhard Gruber a composé la musique pour les films „Der Wiener Prater im Film » (les parties du film muet) et « Die Stadt ohne Juden » (avec Adula Ibn Quadr au violon et Peter Rosmanith à la batterie). Les deux films ont été publiés par le Filmarchiv Austria. Il a également écrit de nombreuses compositions pour le Filmkunst Musikverlag Munich.




 


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Foto: Ruth Kaaserer



films muets - descriptions

Musique pour le théâtre
Gerhard Gruber as a clown

En tant que musicien pour le théâtre, Gerhard Gruber n’a pas seulement composé pour des groupes de théâtre indépendant mais aussi pour les grandes scènes en Autriche, Suisse, Allemagne et Australie. Il favorise dans son travail les éléments du film et l’idée d’un « décor acoustique ».

Gerhard Gruber a travaillé pour le „Theater in der Josefstadt", „Volkstheater Wien", „Theater an der Winkelwiese, Zürich", "Theater der Jugend, Wien", "Schauspielhaus, Graz", "Rabenhof Wien", coopération avec l’acteur austro tasmanien Justus Neumann.
Représentations à Vienne, Zurich, Hambourg, Melbourne, Brisbane, Graz et autres.


Echos de la presse:

„L’un des musiciens les plus ingénieux, subtil et lunatique de la scène » (Die Bühne)

"Gerhard Gruber´s music/soundscapes are erudite and brilliantly constructed." (The Age, Melbourne)
Gerhard Gruber comme le clown de musique, 2001
Entendez s'il vous plaît la musique théâtrale de Gerhard Gruber



English Version




Japanese Version


Prix théâtral "Nestroypreis 2006" pour la off-production autrichienne la meilleure


1.-9.4.2007: Tokyo

24.7.2007: Filmfestival Motovun (Croatia)
"A page of Madness"

Tokyo 3/2008
Hobart 4/2008
Rotorua 4/2008
Pisek 10/2008
Uherske Hradiste 7/2009


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  » 400 descriptions de film muettes



Caligari

Herbert Fux - Acteur
L’acteur autrichien Herbert FUX sur Gerhard Gruber:

„Je suis à chaque fois surpris de la façon sensible dont il accompagne les films muets sur son piano. L’évidence avec laquelle il trouve les mouvements de crescendo et de décrescendo adéquats pour les émotions alternantes sur l’écran – film muet et l’accompagnement une expérience unique. »

L’écrivaine autrichienne Ilse AICHINGER sur Gerhard Gruber:


Il ne porte ni décoration de la ville de Vienne, pas plus qu’il met en émoi l’Hôtel de ville comme Michael Jackson. Gerhard Gruber est compositeur et musicien (« le pianiste » comme je l’appelle) et est originaire de la région aride du Mühlviertel en Haute Autriche. Il improvise sur son piano pour mettre en musique les films muets et se déplace dans le même triangle que moi : entre le cinéma Metro à Vienne, les Lichtspiele à Breitensee et le musée du film viennois – pas les Bermudes mais le lieu le plus fiable pour disparaître.

Grâce à lui chaque film est possible mais en même temps inutile. Celui qui voit ses doigts sur les touches illuminées peut prendre le risque d’oublier même Chaplin afin d’aider sa mémoire à revenir. Devrait-on se poser la question combien les oubliés ont-ils à oublier ? Pour Gerhard Gruber cela n’a pas d’importance. Composer est un acte intellectuel, l’improvisation un acte d’amour, explique-t-il. « Cela ne m’étonnerait pas si ma musique change le film. » Lui qui sait combien d’images ont été perdues à cause du film dialogué, signerait-il une « pétition contre le film sonore » ?

„Sa façon d’être modeste est en même temps la grandeur de Gerhard Gruber », dit Alexander Horwarth (Musée autrichien du film). « Le fait particulier qu’une partie de la musique d’un film muet soit « morte » (c'est-à-dire vieille et enregistrée sur celluloïd) et l’autre partie « vivante » (donc présente et capable d’agir) exige paradoxalement un musicien qui ne se contente justement pas de ce fait (donc de son propre avantage) mais quelqu’un qui voudrait que la partie « morte » soit aussi vivante que lui-même. »

„L’air ne me manque pas mais je ne sais pas quoi en faire“, constate E. M. Cioran. Pourtant en écoutant la musique de Gerhard Gruber on est à nouveau capable de faire confiance à son inspiration. « Nous marchons dans les champs et nous nous réjouissons », écrivait Adalbert Stifter (combien de temps avant la nuit dans laquelle il s’est coupé la gorge avec une lame de rasoir, on pourrait certainement le découvrir). « L’homme peut être très heureux », trouve-t-on dans la monographie sur Stifter de Urban Riedl – et cela nous mène à nouveau à Gerhard Gruber, fan d’Adalbert Stifter.

Le thème du „sous texte“ d’une personne chez Stifter et Gruber évolue de façon contraire et malgré tout il se rapproche. Gerhard Gruber a de la chance avec lui-même et il pourrait, s’il en avait envie, transmettre cette chance encore très longtemps. Il sait que l’on détruit le primitif si on l’exhume avec force et que l’on tue ce que l’on démystifie. Si le « Skwaraisme » (expression de Martin Walser sur Erich Wolfgang Skwara) représente la passion qui met l’irréalisable sur son programme, Gerhard Gruber est l’antipode incarné de cette définition.

En sortant du film « Die Lawine », un film qui selon Gerhard Gruber est difficile à éduquer, cette sensation pénible à endurer s’atténue. (Certains films se portent eux-mêmes, d’autres doivent être portés, explique-t-il. Cependant, il n’en demeure pas moins la tâche de l’éducateur d’aimer aussi ceux qu’il n’aime pas.) « Pendant la nuit les films muets continuent à jouer. Je rêve en film muet avec un virage bleu. »

Brigitte Helm

Traduction de la version française:
Stefanie Dworzak
email:steffi_d@gmx.at


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GG

Nestroy/ Theater in der Josefstadt, Vienna (Foto: Moritz Schell)

Eva Neubauer, Otto Schenk

Justus Neumann, Julius Schwing, Gerhard Gruber



Gerhard Gruber comme cacatoès


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